Fatigue émotionelle.
She's a soulshaker troublemaker, she is a lovefaker.Tricky tricky... But she is pretty-pretty.
Impression vague de vide, rempli peu à peu. Toi aussi tu as dejà ressenti des bouffées de bonheur comme une montée d'oxygène. Toi aussi tu as déjà pleuré le suicide interne d'un proche si proche que la perte en à été le déchirement le pire que ton âme aie connue. Toi aussi tu as déjà considéré l'autre comme un être tellement proche de toi qu'il se confondait avec ton esprit survolté. Toi aussi tu es déjà resté pantois et malheureux, devant une décision trop difficile à prendre. Comme une bataille déjà perdue. Comme une ombre qui s'efface. Comme une buée qui vient sur la glace. Comme un chiot abandonné, comme un moustique explosé... tu pleurais.
Et puis, Il/Elle était là.
Pas mieux que Eux, pas moins bien que toi. Mais tu t'es raccroché à son sourire. Tu n'as pas cherché à comprendre. Tu a décidé que ce serait Lui/Elle, et pas quelqu'un d'autre, dont tu voudrais tenir la main. Dont tu voudrais embrasser les lèvres et le corps en entier. À qui et de qui tu voudrais parler. Dont les défauts seraient pour toi tous des qualités. Tu as décidé de t'aveugler. Tu as décidé en toute confiance de t'abandonner. Tu lui a dit que tu l'aimais. Vous avez fait des projets. Vous vous êtes beaucoup fréquentés. Vous avez passé de bons moments. Vous avez crié aux gagnants dans la foutue foire du bordel vivant.
Et puis un beau soir, Il/Elle t'a laissé choir.
Et puis soudain, tu t'es senti différent. Ni mieux ni moins bien. Mais tu as eu la même réaction qu'avant. Pleurer.
- Tu as digéré le goût de ses baisers.
- Tu as effacé l'excès tendu d'émotion à chaque annonce de son nom.
- Tu as repensé à sa tête posée sur ton ventre, parfois.
- Tu as écouté les musiques sur lesquelles vous faisiez l'amour en boucle.
- Tu as rêvé de Lui/Elle toutes les nuits.
- Tu t'es écrié "La Vie n'est pas finie !"
- Tu as pris les devants.
- Tu as ri aux éclats.
- Tu t'es recomposé.
- Tu as cessé de te sentir n'être qu'une moitié. Tu es reparu entier.
Et puis, Il/Elle est revenu(e).
À ton premier grand Amour, à jamais perdu, tu as sourit, et tu as dit : "Marche ou crève."
Et tu as compris que tu ne serais jamais dans l'autre. Que tu n'appartiendrais toi non plus jamais à personne. Toi-même, tu serais désormais toujours l'Homme/la Femme de ta propre vie. Mais qu'Il/Elle n'avait qu'à l'accepter pour te croire.
Et vous êtes repartis ensemble, sans peine. L'amour écrit au stylo bic sur un post-it au frigo, et pas crié sous les vents, et pas déséspérément. Vous étiez deux adultes. Vous aviez chacun un monde. Vous l'avez mis en commun sans vous envahir, vous avez parlé, lucides d'à venir. Dans le plus profond de la nuit noire. Aveuglés par le seul soleil de mai. Sous la douche. Devant la météo. Vous vous êtes dit "chéris" pour vous moquer des autres. Vous avez appris à vous connaître et à vous côtoyer. Vous vous êtes regardés en face, sans mettre de voiles aux pensées parasites.
Et en face, droit dans les yeux, à ton premier grand Amour à jamais perdu, tu as sourit et tu as dit : "Marche ou crève. Avec moi plutôt qu'en rêve."
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